Le sens du symptôme en psychanalyse : quand la souffrance a quelque chose à nous dire

Vous recherchez un psychologue à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, à proximité de Paris ? Les symptômes psychiques ou corporels peuvent parfois sembler incompréhensibles et envahir le quotidien. La psychanalyse propose une autre manière de les envisager : non comme de simples dysfonctionnements à faire disparaître, mais comme des manifestations porteuses d’un sens, propre à l’histoire de chacun.
Certaines souffrances semblent apparaître sans que nous en comprenions véritablement l’origine.
« J’ai des crises d’angoisse qui surviennent sans raison apparente. »
« Je souffre de douleurs ou de tensions physiques alors que les examens médicaux sont rassurants. »
« Je dors mal, je fais toujours le même cauchemar ou je me réveille avec une angoisse inexpliquée. »
« Je me sens constamment épuisé, envahi par une inquiétude que je ne parviens pas à nommer. »
« Je sais que quelque chose ne va pas, mais je ne comprends pas ce qui m’arrive. »
Ces manifestations peuvent prendre des formes très différentes : anxiété, crises d’angoisse, symptômes corporels, troubles du sommeil, conduites répétitives, difficultés relationnelles, phobies ou encore certaines douleurs sans cause organique retrouvée.
En psychanalyse, ces manifestations ne sont pas envisagées comme de simples dysfonctionnements qu’il faudrait faire disparaître à tout prix. Elles sont abordées comme des expressions singulières de la souffrance psychique, qui méritent d’être écoutées et comprises.
La question devient alors :
Que cherche à dire ce symptôme ?
Là où l’on cherche souvent à faire disparaître le symptôme le plus rapidement possible, la psychanalyse propose une autre interrogation :
Et si cette souffrance avait quelque chose à nous apprendre sur nous-mêmes ?
Le symptôme : une formation de l’inconscient
En psychanalyse, le symptôme n’est pas considéré comme un simple dysfonctionnement psychique.
Freud le décrit comme une formation de l’inconscient.
Autrement dit, il constitue une manière particulière par laquelle des conflits inconscients, des désirs refoulés, des expériences douloureuses ou des émotions qui n’ont pas pu être suffisamment élaborées trouvent une voie d’expression.
Le symptôme n’apparaît donc pas par hasard.
Il possède une logique propre, même lorsque cette logique demeure inconsciente pour celui qui en souffre.
Une tentative de solution avant d’être un problème
Cette idée est sans doute l’une des plus importantes de la psychanalyse.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le symptôme peut être compris comme une tentative de solution élaborée par le psychisme.
À un moment de l’histoire d’une personne, il a parfois constitué une manière de faire face à un conflit, à une perte, à un traumatisme, à une angoisse ou à une expérience qui n’a pu être suffisamment pensée, représentée ou mise en mots.
Autrement dit, le symptôme n’est pas seulement ce qui fait souffrir.
Il est aussi ce que le psychisme a trouvé pour tenter de préserver un certain équilibre.
Cette solution est souvent coûteuse, parfois envahissante, mais elle témoigne malgré tout d’un travail psychique.
Le symptôme participe de l’économie psychique
La psychanalyse s’intéresse à ce que Freud appelait l’économie psychique.
Notre vie intérieure est traversée par des désirs, des conflits, des interdits, des émotions, des souvenirs et des défenses qui cherchent en permanence un équilibre.
Le symptôme s’inscrit dans cette organisation.
Il ne constitue pas un élément isolé.
Il participe d’un compromis entre différentes forces psychiques parfois contradictoires.
Comprendre un symptôme revient donc à comprendre la place qu’il occupe dans cette économie psychique singulière.
Le refoulement et le retour du refoulé
Certaines expériences de vie sont parfois trop douloureuses pour être pleinement intégrées.
Le psychisme met alors en œuvre des mécanismes de défense, parmi lesquels le refoulement.
Ce qui est refoulé n’est cependant pas effacé.
Il continue d’exister dans l’inconscient.
Freud parlera du retour du refoulé pour désigner la manière dont ce qui n’a pu être élaboré réapparaît parfois sous une autre forme : une angoisse, une répétition, un rêve, un lapsus… ou un symptôme.
Le symptôme devient alors une manière d’exprimer ce qui n’a pas encore trouvé sa place dans l’histoire psychique du sujet.
Jacques Lacan : lorsque le symptôme parle
Jacques Lacan prolongera cette réflexion en affirmant que « l’inconscient est structuré comme un langage ».
Cette formule signifie que le symptôme ne relève pas du hasard.
Il possède une logique.
Il peut être entendu comme une manière, souvent énigmatique, par laquelle une part de notre histoire cherche à se dire.
Là où les mots ont parfois manqué, le symptôme peut venir occuper cette place.
Il devient alors l’expression de ce qui n’a pu être suffisamment symbolisé.
Pourquoi chercher le sens d’un symptôme ?
En psychanalyse, il ne s’agit pas d’interpréter un symptôme selon une grille universelle.
Un même symptôme peut avoir des significations très différentes selon les personnes.
Deux individus souffrant d’angoisse, d’insomnie ou de douleurs corporelles ne racontent jamais exactement la même histoire.
La psychanalyse s’intéresse donc moins au symptôme lui-même qu’à ce qu’il représente pour celui qui le vit.
Les questions deviennent alors :
- Que protège ce symptôme ?
- À quel moment est-il apparu ?
- Que permet-il d’éviter ?
- Quelle place occupe-t-il dans votre histoire ?
Pourquoi la psychanalyse ne cherche-t-elle pas uniquement à faire disparaître le symptôme ?
Du point de vue de la psychanalyse, le symptôme ne constitue pas seulement une souffrance dont il faudrait obtenir la disparition.
Il participe d’une organisation psychique singulière et répond, à sa manière, à un conflit inconscient.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le symptôme peut représenter une tentative de solution élaborée par le psychisme afin de préserver un certain équilibre.
C’est pourquoi la démarche psychanalytique ne vise pas uniquement à faire disparaître le symptôme, mais à comprendre ce qui, dans l’histoire du sujet, a rendu nécessaire son apparition.
À défaut de cette élaboration, il peut arriver que la souffrance se réorganise autrement ou emprunte d’autres modalités d’expression.
Cette conception ne s’oppose pas aux autres approches thérapeutiques. Elle met simplement en lumière ce qui fait la spécificité de la psychanalyse : considérer que le symptôme possède une fonction et un sens propre à l’histoire de chaque sujet.
La parole : une autre manière de traiter la souffrance
Si l’inconscient est structuré comme un langage, alors la parole occupe une place centrale dans la cure psychanalytique.
Au fil des séances, ce qui demeurait jusque-là enfermé dans le symptôme peut progressivement être mis en mots.
La parole ne transforme pas uniquement parce qu’elle soulage.
Elle transforme le rapport que chacun entretient avec son histoire, son désir et sa souffrance.
Lorsque les conflits psychiques trouvent progressivement à être pensés, représentés et élaborés, le symptôme peut perdre la fonction qu’il remplissait jusque-là.
L’enjeu de la psychanalyse n’est donc pas de lutter contre le symptôme, mais de permettre au sujet de trouver d’autres voies pour élaborer ce qui, jusqu’alors, ne pouvait s’exprimer qu’à travers lui.
Retrouver le sens de son histoire
Comprendre un symptôme ne signifie pas le justifier ni apprendre à vivre avec la souffrance.
Il s’agit plutôt de découvrir ce qu’il raconte de notre histoire, de nos conflits, de nos pertes, de nos désirs et de notre manière singulière d’habiter le monde.
La psychanalyse propose ainsi un espace où la parole peut progressivement remplacer ce qui, jusque-là, ne trouvait parfois à s’exprimer qu’à travers le symptôme.
Si vous recherchez un psychologue à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, à proximité de Paris, pour entreprendre une psychothérapie d’orientation psychanalytique, je vous accueille au cabinet dans un espace d’écoute, de confidentialité et de bienveillance.